Voici un nouveau blog, une nouvelle story.
Nous l'avons écrite à deux, chacune une scène et elles seront postées ainsi, à tour de rôle avec notre signature.
En espérant qu'elle vous plaise voici le synopsis:

Lucas et Peyton sont un couple heureux, du moins ils en ont l'apparence. Leur petite fille Sophia est le fruit de leur amour et le centre de leur monde. Cependant, Lucas en vient à commettre l'irréparable et s'engage dans une relation adultère. Peyton, bafouée décide que leur vie commune n'est plus possible et demande le divorce et par la même occasion la garde de leur fille. Le tribunal lui accorde et Lucas n'obtient qu'un droit de visite.

Malheureusement, cette décision ne lui convient et il commet une deuxième erreur. Il enlève sa petite fille et laisse sa femme dans les désaroie le plus total.

Peyton, avec l'aide d'Haley, sa meilleure amie, engage un détective privé afin de retrouver son mari et sa fille. Arrivera-t-elle à retrouver sa trace avant qu'il ne soit trop tard ?

Les personnages présents:

~Lucas Scott ~
~Peyton Sawyer Scott~
~Sophia Scott~
~Haley James~
~Nathan Lee~
~Brooke Davis~
~Karen Scott~




~Sam et Déborah~


Autres blogs:

~Sam~

Don't Go Away

"Je ne sais plus qui je suis. Ce qui est étrange car je suis entrain de raconter ma vie, ma vie comme ils me la content, mais je n'ai aucun souvenir, c'est une vie sans contenue. Ils me nomment Brooke, m'apprennent sommairement que j'ai 27 ans, et que la trace qui subsiste sur mon annulaire est celle d'une alliance qu'ils m'ont confisqués.

A part cela il n'y a rien, pas de famille pas d'amis, même mon visage me semble étranger, ce ne sont que des étrangers et ils semblent pourtant savoir qui je suis, c'est écrit dans leur dossier, Brooke Davis 27 ans, amnésique..."


~Déborah~

Punk-and-disordely: Blog Personnel


ATTENTION Cette Story nous appartient.
Seuls les noms des personnages sont tirés de la série OTH, tout le reste est pure invention, donc respectez notre univers et ne faite aucune copie totale ou partielle de cette fiction.
Merci
Le plagiat est un délit, même sous couverture de la toile Web
A méditer...


# Posté le lundi 24 novembre 2008 14:47

Modifié le jeudi 19 février 2009 15:38

Prologue



Notre vie ressemblait à ces albums photo d'antan, ceux qui trônent maintenant dans l'ombre, car cette époque là est révolue, elle me rappelait ces vieilles photographies familiales, où rien ne semblait perturber les visages, un bonheur sans bornes, des sourires d'enfant, un parfum d'éternité, de doux murmures qui flottaient sur nos lèvres : notre vie ressemblait à cela, elle se devait de l'être jusqu'à la fin, et si je n'avais pas été si attachée aux contes de fées de mon enfance, je n'aurais jamais pu imaginer un bonheur sans failles , car il l'est, ou plutôt il l'était...
Parfois je m'installe près de la fenêtre et je parcoure doucement le premier album, une petite fille blonde regarde l'objectif, émerveillée, cette petite fille c'est moi, l'innocence à l'état pur, un amour de cette vie qui me semblait si merveilleuse, quelque chose dans le regard d'un enfant, une étincelle qu'il perd quand il connaît sa première déception, celle qui lui brise le c½ur, celle qui fait de lui un adulte, un être en souffrance ; cette déception, je viens de la connaître, je viens de la vivre, ce n'est pas la première, mais les autres me semblent dérisoires à coté, au final c'est la seul qui fera que mon c½ur se fermera à tout nouveau bonheur, la seule qui me fera reculer au lieu d'avancer, ce n'est pas seulement un c½ur brisé, c'est une vie qui s'éteint, c'est un espoir qui s'amenuise, c'est la finalité d'un amour bafoué.
Je tourne les pages et les même étincelles brillent dans mes yeux émeraude au travers des années, avec toujours plus d'intensité, et une autre personne vient me rejoindre pour poser à mes cotés, une personne qui sera mon bonheur et mon malheur, mon amour et ma haine, c'est ma déception, c'est mon bonheur écroulé. Une robe blanche remplace les tenues d'adolescente, un voile qui couvre mon visage et l'image fière de mon père qui se tient à mes cotés prêt à me donner à celui que j'ai choisie, il me mène vers ma destinée, c'est irrémédiable, c'est ici que tout à commencé, c'est avec lui que tout finira, et la dernière photographie qui clôture le premier album est une autre petite fille blonde, aux yeux d'azur, qui fixe l'objectif en faisant une moue boudeuse, une petite fille aux boucles sauvages qui pourrait ressembler à ce visage qui à commencé la danse, le mien, et c'est elle qui l'achève, c'est ma fille, c'est mon combat, c'est pour la revoir sourire que je lance ce cri, c'est pour la revoir que je vous raconte mon histoire, en espérant que celui qui a détruit nos vies m'entende, en espérant qu'il me la rende...

Deux images s'embrouillent : la première petite fille qui tend la main, et la dernière, celle qui fuit l'objectif, comme un signe violent qui s'impose, comme si je ne devais jamais la revoir, comme si je devais abandonner ce sourire que j'avais fais naître, comme si je devais abandonner cette enfant que j'avais mise au monde, comme si je devais renoncer à elle comme j'ai dû le faire pour lui, et les images dansent toujours devant mes yeux, si je la perds, je me perds ! C'est la triste réalité, c'est ce que l'amour fait naître, un être qui devrait être protégé comme un précieux joyaux, et qui finit par combattre au milieu d'une guerre sans fin, une guerre d'adulte dont la finalité semble incertaine. Mais je ne cesserai jamais de la rechercher, je la vois dans mes rêves, j'entends son rire, je vois ses yeux briller, je sais qu'elle retrouvera mes bras un jour, je n'abandonnerai jamais ma vie, et ma vie se résume en un seul mot : Sophia


~Sam~

# Posté le lundi 24 novembre 2008 15:02

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 14:32



Peyton – Californie – Mars 2008



Nous étions à quelques mètres l'un de l'autre. Si proches, et pourtant si éloignés. Oui, il m'avait trahi. Oui, il avait brisé notre famille. Mais cela ne m'empêchait pas de chercher sa main le soir dans mon lit. En vain. Il n'y a qu'une place vide et froide.
Il me jette un dernier regard avec le verdict. Une dernière excuse silencieuse. J'ai comme l'impression qu'il me supplie une ultime fois de fermer les yeux sur ses erreurs d'avant. Mais je ne le ferai pas. J'ai passé trop de nuits à pleurer, à me demander si c'était moi la fautive. Trop de moments à cacher mes larmes à notre fille, Sophia. C'est fini. Bel et bien fini.
L'huissier nous annonce le retour du juge. Nous nous levons quasi simultanément, un réflexe automatique, après toutes ces années passées l'un près de l'autre. Mon avocate me glisse dans l'oreille un "tout ira bien" et le juge refait son apparition. Après avoir pris place sur son fauteuil, il m'adresse un regard presque compatissant et commence la lecture du verdict.

- Après une courte séance de délibération, j'en suis arrivé à cette conclusion. M. Scott, en s'engageant dans une relation extraconjugale, a délibérément brisé le v½u de fidélité qu'il a prononcé lors de son union avec son épouse, déclara calmement le magistrat. Il l'a mise, ainsi que leur fille, dans une position plus que délicate. Et pour ces différentes raisons, la cour prononce le divorce en faveur de Mme Scott pour faute. Elle se voit attribuer le domicile conjugal, et bien entendu la garde exclusive de la petite Sophia. M. Scott aura un droit de visite chaque semaine. L'audience est levée.

Le coup de maillet sur le bureau du juge tomba comme le rideau signalant la fin d'un acte du petit théâtre de la vie. Je poussai un soupir de soulagement, tandis que Lucas se laissa tomber sur son siège, abattu. Ses yeux reflétaient plusieurs émotions : colère, peine, envie de vengeance.

Après avoir remercié mon avocate et téléphoné à mon amie Haley pour lui faire part du verdict, je sortis du tribunal, le c½ur soulagé d'un poids. Cependant, un frisson me parcourut lorsque je vis mon (désormais !) Ex-mari se tenir contre ma voiture. Cela ne m'arrêta pas. Je continuai d'avancer vers lui. Il m'attrapa par le bras quand je fus à sa hauteur.

- Ce n'est pas fini. Tu m'entends Peyton ? Tu ne t'en tireras pas comme ça, hurla-t-il. Sophia a besoin de son père. Ça pourrait lui nuire si je ne la voyais qu'une fois par semaine !
- Lucas, lâche moi tout de suite !


Cette demande avait était faite d'un ton calme, posé. Mais une voix intérieure me criait de m'enfuir en courant. Cette lueur de rage dans les yeux de l'homme que j'avais aimé me faisait froid dans le dos.

- Je vais me battre, tu ne peux pas me prendre ma fille comme ça !
- C'est toi qui l'as perdue. Tu nous as perdues le jour où tu m'as trompée, Lucas.


Je me dégageai rapidement et rentrai dans ma voiture les mains tremblantes. Comment en étions-nous arrivés là ? C'est une question qui me taraude à chaque seconde qui passe.
Nous avions une vie de famille des plus parfaites. Lucas et moi formions un couple heureux et Sophia, notre trésor ne fit que renforcer notre bonheur lors de sa venue au monde. C'est une petite fille espiègle, qui nous rendait plus heureux et fiers d'elle de jour en jour.
Ce bonheur prit fin lorsqu'une nouvelle voisine débarqua dans notre quartier. Elle s'appelait Emily Travis, ex-mannequin trentenaire blonde, le stéréotype de la bimbo. Lucas n'avait jamais été du genre à s'intéresser à d'autres femmes. Jusqu'à Emily. Elle passait beaucoup de temps à la maison, lorsque je n'y étais pas. Elle était tellement omniprésente qu'un jour Sophia me demanda si Emily était sa deuxième maman. À partir de cet instant, plus rien ne fut jamais plus pareil.
Chaque fois que je passais le seuil de la porte, Sophia m'accueillait avec un gros câlin et Lucas avec un regard coupable. Mais comme le dit le dicton, l'amour rend aveugle. J'avais confiance en mon mari. Lucas et moi avions commencé à nous fréquenter au lycée, et depuis nous avions passé pratiquement chaque instant de notre vie ensemble. La remise des diplômes, les formulaires d'universités, les fêtes d'adieu. Tout. Et quand il fit sa demande en mariage, trois ans plus tard, je n'ai même pas hésité. C'était une évidence. Dès le jour où son regard croisa le mien, j'ai su que j'allais passer ma vie avec cet homme.
Mais au fil du temps, Lucas changeait. Il n'était plus l'homme dont j'étais tombé amoureuse. Il disait qu'il avait beaucoup de travail et ne passait plus ses soirées avec nous. Notre intimité disparaissait peu à peu. C'est à peine s'il m'embrassait le matin avant de partir. Un rien pouvait le faire sortir de ses gonds. Même quand Sophia lui demandait de lui consacrer du temps, il répondait toujours "plus tard" ou "je n'ai pas le temps". Et la présence d'Emily ne faisait que d'ajouter de l'huile sur le feu. Elle m'évitait de plus en plus et ne demandait à parler qu'à Lucas.
Un jour, alors que je faisais mes tâches ménagères quotidiennes, je vidais les poches de l'un des pantalons de mon mari et j'ai découvert le récépissé d'une chambre d'hôtel, ainsi qu'un mot doux disant "Merci pour cette inoubliable soirée, Lucas". Je tombai à genoux en plein milieu de ma cuisine. C'est comme si mon c½ur m'avait été arraché de la poitrine. Des larmes salées coulèrent sous mes joues. Ce fut Haley qui m'extirpa de mon semi coma. Elle me fit asseoir à table et prépara deux thés. Elle m'écouta raconter mes déboires conjugaux durant presque une heure.

- Tu crois qu'il va arrêter de voir cette femme ? demanda Haley.
- Je n'en sais rien, peut-être, peut-être pas. Comment a-t-il pu faire ça ? Je suis pourtant une bonne épouse, une bonne mère. Je n'ai pas l'impression d'avoir fait quelque chose de mal, à part travailler.
- Ce n'est pas à toi de te remettre en cause, Peyton. Lucas a commis une erreur peut-être qu'il la regrette, je ne sais pas. Mais tu dois te montrer forte, pour Sophia, me conseilla-t-elle en prenant ma main.
- Cependant, il faut que tu en aies le c½ur net.
- Je sais.
- Si tu as besoin de moi, je suis là. Je t'aiderai !
- Qu'est ce que je ferais sans toi ?
- C'est ça les amies !
- Merci, Haley. Merci pour tout.
- Mais de rien. Je dois te laisser, je dois encore aller faire des courses, dit-elle en se levant. Embrasse Sophia pour moi.
- Je n'y manquerai pas.
- A plus tard.


Dès qu'elle fut sortie, Lucas passa le pas de la porte et Sophia lui sauta dans les bras. Il entra dans la cuisine, portant notre fille. Il remarqua tout de suite que quelque chose me préoccupait, mais je me gardai bien de lui faire part de ma découverte.
Depuis ce jour, il ne fut absent qu'à de rares occasions, et à chaque fois, j'avais une confirmation de sa présence à tel ou tel endroit. Il m'offrait des fleurs, m'apportait le petit déjeuner au lit. Et, nous avions retrouvé une vie "intime" en l'espace de quelques semaines. J'en oubliais presque sa frasque. Au fond de moi, j'avais malgré tout, l'impression que tout cela n'était qu'un rêve. Et quand j'essayais de lui faire part de certains doutes sur notre mariage, il restait évasif. Il disait que tous les couples traversent une petite période d'éloignement, et que la nôtre était derrière nous. Et je le croyais. J'avais retrouvé ma famille, et une vie de couple normale.
Haley restait cependant sur ses gardes, puisque Emily nous rendait toujours quelques visites surprises. Mais je lui disais qu'elle limitait ses interventions dans notre vie et que Lucas et moi étions à nouveau heureux. J'aurais dû l'écouter.
Un soir, j'avais décidé de confier Sophia à Haley et de préparer un dîner en tête à tête avec mon mari. J'avais mis une bouteille de champagne au frais, le repas préféré de Luke était au four, et je m'étais habillée simplement, comme Lucas aimait. Une robe noire. Mais pourtant très sexy. Je m'étais installée dans le salon et attendais tranquillement. Il était presque vingt heures. Lucas aurait dû être rentré depuis un moment déjà. Je pris le téléphone et composai le numéro de son bureau. Quand quelqu'un daigna répondre, sa secrétaire m'affirma qu'il était parti depuis quarante-cinq minutes. Je murmurai un merci empreint d'inquiétude.
Où était-il ? Et s'il lui était arrivé quelque chose ? J'enfilais ma veste lorsque le téléphone sonna. Mes mains se mirent à trembler lorsqu'elles entrèrent en contact avec le combiné.

- Allo.
- Peyton, c'est Lucas. Ecoutes ma chérie, j'ai une montagne de travail, j'en ai encore pour longtemps. Je vais essayer de faire vite.
- Bien sûr, lui répondis-je amèrement.
- A plus tard. Je t'aime.
- Oui, c'est ça.


Je raccrochai rapidement et entrai comme une furie dans notre chambre. Je me mis à chercher dans l'un de mes tiroirs et en sortit le récépissé que j'avais trouvé l'autre fois. Je notai l'adresse sur un bout de papier et appelai Haley. Je lui demandai de garder Sophia un peu plus longtemps en lui disant que c'était la dernière fois que Lucas me mentait.
Une fois sur les lieux, je montai les marches et demandai au réceptionniste si Lucas Scott avait réservé ici. Il me répondit que oui mais qu'il n'était pas seul. Cependant, voyant mon insistance, il me donna le numéro de la chambre et me conduisit jusqu'à l'ascenseur. Les chiffres défilaient rapidement mais trop lentement pour moi. Qu'allais-je trouver dans cette chambre ? Était-ce la fin de mon mariage ? Je craignais bien que oui.
Une fois devant la porte, je ne bougeai plus. Je tendis l'oreille et entendis la voix de Lucas.

- Emily, arrête ! On en a déjà parlé. Je ne peux pas quitter Peyton pour l'instant. Sophia est trop petite pour voir son père et sa mère séparés.
- Elle a cinq ans Lucas, elle peut comprendre. Si ses parents ne s'aiment plus, il faut qu'ils se séparent avant que ça dégénère.
- Rappelle-moi : quand as-tu eu ton diplôme de psychologie ?
- Lucas, tu sais très bien ce que je veux dire par là ! Tu m'avais promis qu'on serait bientôt tous les deux. Rien que toi et moi !
- Mais on est tous les deux là. Et, d'ailleurs assez parlé !


Je ne tenais plus, j'ouvris la porte tellement violemment que, l'espace d'un instant j'ai cru que les gonds avaient sauté. Je trouvais Lucas torse nu, une serviette autour de la taille en train de déshabiller cette petite traînée. Il tourna la tête et quand il croisa mon regard rempli de haine, il se retira rapidement et utilisa l'excuse traditionnelle.

- Peyton, ce n'est pas ce que tu crois !

Il me prend vraiment pour une imbécile !

-La fête est finie, Lucas. Quant à toi, lançai-je à Emily, tu vas te rhabiller et m'attendre dehors.

Elle rassembla ses affaires et sortit de la chambre. Et que faisait Lucas ? Il tripotait nerveusement son alliance dont il n'avait pas pris la peine de se séparer.

- C'est fini, Lucas.
- Et Sophia ?
- Tu pensais à ta fille, lorsque tu t'envoyais en l'air avec Emily ?
- Elle a besoin de son père.
- Elle a besoin de sa mère. Pas d'un père qui jongle entre sa femme et sa maîtresse.
- Tu fais une énorme erreur. Tu ruines notre famille.
- Non, Lucas. C'est toi qui as ruiné notre famille, il y a bien longtemps !


Je sortis de la chambre, la gorge nouée. Mais mes larmes restaient bloquées. Il m'avait trop fait pleurer. Plus jamais je ne lui laisserais le privilège de m'atteindre.
Emily m'attendait dans le hall de l'hôtel, visiblement retournée par le fait d'avoir été surprise en flagrant délit.

- Peyton, écoutez-moi. Je n'ai jamais voulu ça ! Commença la jeune femme.
- Emily, nous sommes des femmes, la coupai-je. Pourquoi m'avez-vous fait ça ? On ne trahit pas une autre femme, qui vous a accueilli de la façon dont je vous ai accueilli. Plus encore, on ne se pavane pas dans la maison d'une autre femme en espérant atterrir dans le lit de son mari, quand on dit être une femme respectable. Parce que vous ne l'êtes pas ! Et vous ne le serez jamais si vous continuer à vous attaquer à des hommes qui ont une femme et un enfant chez eux.
- Lucas est autant à blâmer que moi.
- Il l'est. Il a perdu sa femme et sa fille pour une aventure sans lendemain. Mais vous, Emily, vous avez perdu votre intégrité.
- Peyton, je...
- Bonsoir Emily.


Je sortis de l'hôtel, sous les regards incrédules des clients et du réceptionniste. Avant de repartir, j'appelai Haley pour lui dire de ramener Sophia chez nous.
Quand j'arrivai à la maison, Sophia et Haley étaient déjà là et m'attendaient avec un bon café. À ce moment-là, j'avais besoin de quelque chose de plus fort, mais je me devais de rester digne, pour ma fille. Elle n'a pas mérité de souffrir des erreurs de son père. Tandis que Sophia regardait un dessin animé avant d'aller se coucher, Haley et moi préparions les valises de mon mari. Si je pouvais encore le considérer comme tel.
Je n'étais même pas en colère. Seulement amère et je m'en voulais. De n'avoir rien vu. Ou du moins de ne pas avoir voulu voir. Il me trompait presque impunément. Et il jouait le rôle du parfait mari et père de famille pour noyer le poisson. Les apparences, voilà ce qu'il voulait sauver. Mais notre mariage, lui, avait sombré tel un paquebot au fond de l'océan. Haley m'aidait à plier ses affaires silencieusement et me jetait certains regards inquiets ; je lui répondais avec un timide sourire. Au fond de moi, j'étais soulagée, nous n'aurions plus à jouer cette comédie ridicule. Nous avions été heureux ensemble, je ne le renie pas. Mais il était temps de prendre des chemins différents. À peu près trente minutes plus tard, nous descendîmes deux énormes valises dans l'entrée. Haley releva la tête vers moi et posa sa main sur mon épaule.

- Tu es sûre de ce que tu fais ?
- Il ne m'a pas laissé le choix, je ne vais pas rester avec un homme qui pense à une autre femme lorsqu'il m'embrasse.
- Je suis désolée, Peyton !
- Pas autant que moi, Haley. Pas autant que moi.


Sophia se leva, son nounours dans les bras et nous rejoignit dans le hall. Elle s'approcha doucement et se serra contre ma jambe. Je me baissai alors, et elle me regarda avec ses yeux innocents.

- On part en voyage maman ?
- En fait ma chérie, Papa va partir.
- Pourquoi il s'en va et pourquoi on ne va pas avec lui ?
- Ecoute, mon bébé : Papa a fait beaucoup de mal à maman, et c'est la meilleure solution pour nous tous qu'il s'en aille.
- Il t'a fait mal où ?
- Il m'a fait mal au c½ur.
- Tu veux mon doudou? Je te le prête !
- Non ma chérie. Garde le précieusement, d'accord ?
- D'accord.


Haley, voyant que j'avais les larmes aux yeux intervint.

- Allez, jeune fille, il est l'heure d'aller au lit.
- D'accord tante Haley. Bonne nuit maman, je t'aime très fort.


Elle me serra fort contre elle et me fit un bisou sur la joue avant de prendre la main d'Haley et de monter à l'étage. Je me relevai en soupirant et une fois que la porte de la chambre de Sophia fut fermée, Lucas entra dans la maison.

- Peyton, il faut qu'on parle.
-La prochaine fois que tu voudras m'adresser la parole, tu le feras par l'intermédiaire de mon avocate.
- Tu plaisantes ? On ne va pas laisser Emily détruire tout ce qu'on a construit !
- Et tout ce que tu as si brillamment jeté à la poubelle...
- Ce n'était qu'une histoire d'un soir, d'accord ? Cela ne voulait rien dire !
- Lucas, je suis peut-être blonde mais pas idiote. J'ai trouvé les mots doux d'Emily dans la poche de ton pantalon. Je sais que cela voulait dire quelque chose. Dans le cas contraire, ça n'aurait pas duré si longtemps, n'est-ce pas ?
- Je suis tellement désolé !
-Tu peux l'être autant que tu veux. Ça ne te rendra pas ce que tu as perdu. Maintenant tu prends tes valises, et tu t'en vas. Je ne veux plus jamais te revoir.
- Tu l'as dit à Sophia ? Tu lui as dit qu'elle sera séparée de son papa ?
- Oui, et je lui ai expliqué que tu m'avais fait beaucoup de mal. Comment voulais-tu que j'explique à une enfant de cinq ans que j'ai trouvé son papa, qu'elle aime de tout son c½ur, dans un lit avec une autre femme ?
- Tu n'as pas à lui dire ça.
- Mais je ne le ferai pas. Je lui ai dit que tu devais partir. Et c'est ce que tu vas faire.
- Je ne partirai pas sans me battre.
- Rendez vous au tribunal, Lucas.
-Rendez vous en enfer, Peyton.
-Va-t-en !
- Bien.


Haley apparut alors en haut des marches. Le visage fermé, les poings serrés le long de son corps. Lucas baissa la tête en voyant sa meilleure amie lui lancer un regard tellement haineux.

-Je m'en vais. Je m'en vais !
-Lucas, attends moi !


Haley descendit les marches et suivit Lucas dehors. Elle ferma la porte derrière elle et ils se retrouvèrent sur le perron. Haley gifla Lucas aussi fort qu'elle le put. Comme si elle voulait me venger. Et par la même occasion venger toutes les femmes trompées de la planète.

- Comment as-tu pu faire ça à Peyton ?
-Tu ne peux pas comprendre, Haley. Peyton et moi avions des problèmes et...
- Et Emily t'aidait à les oublier, c'est bien ça ?
- Oui.
- Mais tu t'entends Lucas ! Au lieu de faire face à tes problèmes de couple, tu préfères satisfaire tes besoins d'hommes avec la première garce venue ! Où est passé le Lucas qui disait que Peyton était la femme de sa vie ?
- J'en sais rien. Je n'en sais strictement rien.
- Tu avais promis que jamais tu ne ferais de mal à Peyton ni à Sophia. Et tu n'as pas tenu ta promesse.
- Tu vas arrêter de me faire la morale ! Je me sens assez mal sans que tu en rajoutes avec tes sermons.
-J'espère bien, Lucas. Parce qu'à l'étage, il y a une petite fille qui se demande si son papa l'aime vraiment.
-J'aime ma fille, plus que tu ne le crois.
-Bonsoir Lucas.


Haley rentra, et me trouva dans le salon, ma photo de mariage dans les mains. Elle me prit doucement dans ses bras tandis que Lucas se mettait au volant de sa voiture, répétant inlassablement la même chose : " Ça ne peut pas se finir comme ça. C'est impossible."
Quant à cette petite fille aux boucles d'or, elle s'endormit difficilement. La pierre sur laquelle reposait son petit monde s'effritait peu à peu. Cette petite fille n'avait demandé que la paix dans sa famille et personne n'avait su la lui donner. Rêve brisé ou nouveau départ ? Seul l'avenir le lui dira...

Voilà pourquoi nous nous sommes retrouvés devant ce juge aujourd'hui. Toute notre vie commune était à présent derrière nous. J'aurais tellement aimé ne jamais découvrir ce mot, ne jamais m'être retrouvée dans l'embrasure d'une porte observant mon mari à moitié nu et sa maîtresse dans un lit. Il fallait que je fasse le point. Que je recommence ma vie.
Cependant, la réaction de Lucas au moment du verdict ne présageait rien de bon. La bataille allait être rude.

~Deborah~

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 16:14

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 14:32

Peyton – Californie -Avril 2008




Je reste immobile devant l'évier, et j'essuie les couverts, les yeux perdus dans le vide.
Derrière moi, installée sur sa petite chaise, Sophia dessine calmement avec les crayons que sa tante Haley,comme elle la nomme, mais qui est en réalité sa marraine, lui à rapporté dans la soirée, ses yeux sont fixés sur la feuille dont elle gribouillé les bords, avec une profonde concentration qui rend son petit visage grave ; ses boucles blondes se baladent sur ses épaules, et elle les chasse de la main quand elles lui barrent les yeux, des yeux azur imprégnés de tristesse ; et je sais ce qui lui manque, il me manque aussi, mais nous ne pouvons plus revenir en arrière, ni l'un, ni l'autre.
Je me retourne après avoir rangé le dernier verre, et je reste adossée au meuble pour épier ma fille, je m'en veux de la faire souffrir, je m'en veux de lui infliger ce manque, ce silence ; mais il y a une seule chose que je me suis juré de ne jamais pardonner, et il l'a commise, il a bafoué tous nos serments, toutes nos promesses, tout cet amour qui aurait dû perdurer jusqu'à la fin de notre vie !
Mais la pire des blessures ne peut s'oublier, et chaque jour, je me maudis de l'aimer autant, je me maudis de l'aimer encore et toujours. Et je reste de longues heures éveillée dans mon lit, en sentant un vide intense me creuser le c½ur ; je nous revois avant la naissance de Sophia, confiants dans cet avenir que nous nous étions jurés de construire ensemble, main dans la main, je peux encore le sentir parcourir ma peau nue, respirer son parfum envoûtant, et trembler sous la douceur de son corps, ce sont des sensations qui s'évaporent, qui nous quittent quand la personne s'éloigne, mais pas pour moi :
Il vit en moi, il y vivra toujours, rien que pour Sophia qui nous liera jusqu'à la fin, c'est la seule chose qui aie survécu, c'est le seul bonheur qu'il nous reste, et je vais la préserver, je vais la choyer, jamais elle ne manquera d'amour, non jamais, c'est la promesse que je tiendrais jusqu'à mon dernier souffle...

-Maman... ? fit-elle, la tête penchée sur le coté, songeuse, son crayon entre ses petits doigts noués. Tu es encore triste.
-Non mon c½ur, répondis-je en m'approchant pour lui sourire et lui caresser les cheveux.
-Je ne veux plus que tu pleures la nuit, répliqua t-elle en me fixant et j'en fus bouleversée.


Elle descendit de sa chaise, et me tendit les bras. Je la soulevai en souriant, collant mon visage contre le sien, sentant la chaleur de son petit corps contre le mien, et c'est à ce moment -là que je me rendis enfin compte de tout ce que j'étais prête à faire pour elle, de toutes les montagnes que je pourrais dépasser, de tous les obstacles que je pourrais bousculer, je pourrais faire l'impossible, commettre l'irréparable.
Les paroles de Lucas résonnent encore entre nous, je la serre un peu plus, comme pour la retenir, comme si j'avais vraiment cette crainte qu'il me l'enlève, que ce sentiment qui l'animait soit plus fort que la raison, que la colère soit le déclencheur, et qu'il veuille me faire souffrir comme notre divorce l'avait fait souffrir, la même blessure, le même c½ur brisé, mais sans elle je n'étais rien, sans elle nous n'étions rien.
Le carillon de l'entrée se fit entendre, et je la déposai au sol en lui donnant ses crayons et en la poussant vers le salon, convaincue qu'il s'agissait encore d'un représentant. Je me dirigeai vers l'entrée, et l'ombre qui se mouvait derrière elle ne m'interpella pas, jusqu'à ce que j'ouvre, et que nos yeux se croisent. Il etait immobile, les mains croisées dans son dos, les yeux brillants, et lèvres tremblantes.

-Laisse moi la voir Pey'... Je t'en prie !
-Non ! Tu as un droit de visite, respecte le, assenai-je en repoussant le battant mais plus fort que moi, il le retint dans ses mains.
-Tu ne peux pas me faire cela, ni à moi, ni à elle ! Elle ne doit pas payer pour nos erreurs.
-Pour les tiennes Lucas, seulement pour les tiennes... Mais tu as raison : elle ne doit pas payer pour cela, et le juge a statué, tu la verras dans quelques jours.
-Aucun juge ne peut m'empêcher de voir mon enfant Pey', tu devrais le savoir, tu devrais le comprendre, ne te venge pas en la prenant en otage !
-Comment oses- tu ? fis-je en le bousculant légèrement, je la protège de tout cela, je ne veux pas qu'elle ait à souffrir de ton absence, et jamais je ne lui dis de mal de toi, mais c'est ainsi, nous deux c'est terminé, Lucas, autant l'accepter et en finir.
-Nous pourrions recommencer Peyton ! Je sais que nous n'avons pas cessé de nous aimer.
-Tu as certainement cessé de me respecter quand tu as couché avec notre voisine !
-C'était une erreur ! Tout le monde fait des erreurs !
-Je ne te le pardonnerai jamais, même s'il reste quelque chose entre nous, même si il y encore de l'amour, je ne veux plus jamais que tu m'approches, tu pourras voir ta fille les jours convenus par le juge, et c'est tout, nous resterons en bons termes pour elle, mais plus jamais Lucas, plus jamais !
-Je t'aime encore, tu le sais, tu le sens, nous aurions pu nous retrouver, nous aurions pu redevenir une vraie famille, mais il a fallu que tu montes sur tes grands chevaux encore une fois ! Tu ne changera jamais, toujours ce mauvais caractère, dit-il, excédé. Si tu n'avais pas demandé le divorce...
-Mais je l'ai fait, le coupai-je, et ce n'est plus la peine d'en discuter, reviens samedi pour voir Sophia !
-Elle est là n'est ce pas ? Où est-elle ?
-Elle dort !
-Non c'est faux... Pey...dit-il en s'approchant doucement ; et sans que je ne m'en rende compte, il se trouvait dans la maison, face à moi avec ses yeux bleu emplis de larmes, suppliants.
-Ne t'approche plus de moi Scott ! Et sors de ma maison !
-C'est notre maison.
-Plus maintenant ! Et fréquentes-tu encore cette Emily ? Enfin que dis-je ! Je m'en contre fiche ! Ajoutai-je en me retournant vers la table pour y poser mes mains à plat, tremblante de la tête aux pieds.
-Non Peyton... Je te jure que je ne la vois plus !
-Je m'en fiche Lucas, murmurai-je.


Il posa ses mains sur mes épaules, et j'essayai vainement de me dégager, j'avais totalement oublié Sophia qui devait être dans le salon avec ses crayons, et je priais pour qu'elle ne nous entende pas, qu'elle n'entende pas la voix de son père, cette voix qui lui manquait tant, à elle comme à moi, et elle avait raison, je pleurais toutes les nuits : je le voyais dans les bras de cette femme qu'il avait préféré à moi quelques temps, ce n'était pas que l'erreur d'une nuit, c'était une vraie liaison, je me sentais plus que jamais trompée !
Pourtant l'amour ne peut s'effacer ainsi, il me faudra du temps pour ne plus trembler à son approche, pour oublier la chaleur de ses mains, et l'intensité de son regard, il me faudra du temps pour ne plus vouloir prononcer son prénom, et pour prendre la main d'un autre homme, si j'y arrive un jour...

-Va-t-en ! Maintenant c'est trop, hurlai-je soudain, et il recula. Je ne fais qu'y penser, je ne dors plus, je ne peux plus travailler, je me sens comme une coquille vide, comme si mon c½ur allait exploser dans ma poitrine, tu m'as trahie, c'est irrémédiable ! Je veux que tu t'en ailles, tu verras Sophia les jours autorisés et c'est tout, ne reviens plus ici en dehors de tes droits !
Je ne veux plus te voir, je ne veux plus que tu sois si proche de moi, cela me ronge, et je ne peux m'empêcher d'imaginer cette autre femme dans tes bras, peut-être même l'as- tu emmenée dans notre lit un jour...
-Jamais !
-Peu importe, à présent ! Sors de ma maison !


Il recula en titubant puis il fit volte face, et courut vers la porte, arrachant le battant comme si il rêvait de tout détruire, et au moment ou je soupirais, la main sur la poitrine, il s'immobilisa, et sa voix tremblante s'éleva...

-Ne sois pas si sûre de tout posséder, Peyton ! Peut-être qu'un jour je te reprendrai ce qui compte le plus pour toi, et là tu comprendras enfin ce que j'endure, toute cette souffrance que tu fais naître en moi, un jour c'est en toi qu'elle brûlera...

Il referma violemment la porte et je laissai échapper un cri que j'étouffai directement en portant ma main à mes lèvres. Je me retournai vers la fenêtre, pour voir sa voiture s'élancer sur la route, et quand je décidai d'aller dans le salon pour retrouver ma fille, je la vis sur le pas de la porte, son doudou à la main, son pouce dans la bouche, le visage grave, et les yeux embués de larmes.

-Pourquoi papa n'est pas venu me voir ? demanda t-elle ; je m'agenouillai devant elle en essuyant les larmes sur ses joues.
-Il viendra samedi comme le juge l'a décidé, Sophia, tu te souviens, je t'en ai parlé ? Le juge à décidé qu'il ne te verrait qu'une fois par semaine.
-Oui, fit-elle d'une toute petite voix avant de baisser la tête, et je relevais son menton pour que nos yeux se croisent.
-Mais moi je suis là mon ange, et je ne te quitterai jamais.
-Papa nous a quittées, lui ?
-Il a été obligé chérie, fis-je en soupirant ; elle était bien trop jeune pour comprendre ces histoires d'adultes.
-Pourquoi ? Insista-t-elle en serrant son ourson contre son c½ur, et je la soulevai dans mes bras pour l'asseoir sur la table de la cuisine.
-Parce que les adultes font parfois des erreurs sans penser aux conséquences, c'est malheureux mais c'est ainsi. Mais n'oublies pas que, même si nous ne vivons plus sous le même toit, nous sommes une famille, et nous le resterons.
-Je l'ai entendu crier. Il était méchant avec toi.
-Non, il était en colère c'est tout, la colère peut nous pousser à dire des choses terribles, demain il les aura oubliées.
-Je lui ai fait un dessin pour samedi maman, s'exclama t-elle en retrouvant soudain le sourire, et j'appréciais la diversion.
-Il est très beau ma chérie, maintenant ouste ! Au lit !
-Une histoire ? Négocia-t-elle avec un sourire en coin ; je la soulevai en riant pour l'emmener dans sa chambre.


Elle grimpa dans son lit et se couvrit jusqu'au menton, prête à entendre toutes sortes d'histoires de monstres et de princesse, et bien entendu la princesse rencontrait toujours le beau prince qui venait l'arracher des griffes de l'hideux monstre qui en voulait à sa vie. Une fois l'histoire achevée, elle gardait toujours le petit livre collé contre sa poitrine, pour que ces contes entrent dans ses rêves, dont elle rayait toujours le monstre pour ne garder que le meilleur : une jolie histoire dont la fin redonnerait espoir à n'importe quel adulte blasé, sauf à moi.
Les contes de fées n'habitaient plus mes rêves depuis longtemps, mais je continuais à les lire à ma fille, je ne voulais pas qu'elle entre trop vite dans le vrai monde et qu'elle y perde sa si douce innocence. Je me relevai doucement, avant d'éteindre la lumière et de faire demi tour, laissant juste la lueur du couloir habiter la pièce comme toutes les nuits, et je retournai dans le salon pour trouver ses petits crayons éparpillés sur la table.
Je m'installai, une feuille vierge à la main pour tracer de nouvelles images. La musique envahit doucement la pièce, quelques notes pour m'apaiser, et je dessinai les contours d'un visage, puis d'un autre, un homme en colère face à une petite fille qui l'épie un petit ourson à la main. Je soupirai en constatant que je n'avais fait que reproduire la scène qui m'avait tant secoué, et je chiffonnai le dessin dans ma main, à mon tour furieuse, ce n'était que des menaces en l'air, une colère qu'il n'avait pas réprimée, mais jamais, non jamais, il n'aurait l'idée de me prendre ma fille, nous ne pouvions pas en arriver là.
Je lançai le dessin dans la corbeille, et éteignis toutes les lumières ainsi que la chaîne hi-fi avant d'aller me coucher, mais au fond de mes rêves il n'y avait ni princesse ni sauveur, juste le visage de Lucas dans le brouillard, et ces mots qu'il avait lancé avant de disparaître... Un jour c'est en toi qu'elle brûlera...

~Sam~

Une suite? 5 comms

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 06:58

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 14:32